Le geste d’amour

thumbnail
Avec les camisoles que me forment les mots Lentement je m´isole, je creuse mon tombeau Dans cette page friche qui tremble et qui s´enivre Mes mains deviennent riches des instants qui font vivre ...
Avec les camisoles que me forment les mots Lentement je m´isole, je creuse mon tombeau Dans cette page friche qui tremble et qui s´enivre Mes mains deviennent riches des instants qui font vivre ...

La Gosse

thumbnail

Elle va pleurer la gosse

Se faire deux ou trois bosses

S’écorcher les genoux

 

Casser des porcelaines

Et ses poupées de laine

Déchirer son doudou

 

Se couper une mèche

Prendre son air revêche

Et se mettre à bouder

 

Avoir le premier rôle

Du petit train en tôle

Qui vient de dérailler

 

Elle a grandi la gosse

Elle aime bien ses bosses

Et montre ses genoux

 

Ses yeux de porcelaine

Aussi doux que la laine

Mais elle aime avant tout

 

Décolorer ses mèches

Et jouer les pimbêches

Aux portes des lycées

 

Etre une fille forte

Mais l’amour qui l’emporte 

Lui impose un baiser

 

Elle est heureuse la gosse

Car le fruit de sa bosse

Glisse entre ses genoux 

 

Au teint de porcelaine

Qu’un chaud cordon de laine

Raccroche malgré tout

 

Elle regarde les mèches 

Sur cette peau de pêche

Comme des algues collées

 

Au dos d’un coquillage 

Ramassé sur la plage

A la tendre marée

 

Puis elle est seule la gosse

Elles ontt grossi ses bosses

Elle cache ses genoux

 

Boit dans la porcelaine

Et met des bas de laine

Car elle a froid partout

 

Elle se teint quelques mèches

De cheveux qui l’empêchent 

De mentir sur le temps

 

Donner par la couleur

L’illusion à son  coeur 

Qu’il a repris vingt ans

 

Et la voilà la gosse

Qui n’est plus que plaies et bosses

Qui plie sur ses genoux

 

Fragile porcelaine

Qui pelote la laine

Auprès d’un vieux matou

 

Qui caresse une mèche

Du bout de ses doigts rêches

D’un petit bout de chou

 

Et la rend toute fière 

D’en être la grand-mère

Elle caresse le cou

 

De cette porcelaine

Tendre comme la laine

Qui dort dans son doudou

 

Paroles et musique: Jean-Michel Piton

 

Elle va pleurer la gosse

Se faire deux ou trois bosses

S’écorcher les genoux

 

Casser des porcelaines

Et ses poupées de laine

Déchirer son doudou

 

Se couper une mèche

Prendre son air revêche

Et se mettre à bouder

 

Avoir le premier rôle

Du petit train en tôle

Qui vient de dérailler

 

Elle a grandi la gosse

Elle aime bien ses bosses

Et montre ses genoux

 

Ses yeux de porcelaine

Aussi doux que la laine

Mais elle aime avant tout

 

Décolorer ses mèches

Et jouer les pimbêches

Aux portes des lycées

 

Etre une fille forte

Mais l’amour qui l’emporte 

Lui impose un baiser

 

Elle est heureuse la gosse

Car le fruit de sa bosse

Glisse entre ses genoux 

 

Au teint de porcelaine

Qu’un chaud cordon de laine

Raccroche malgré tout

 

Elle regarde les mèches 

Sur cette peau de pêche

Comme des algues collées

 

Au dos d’un coquillage 

Ramassé sur la plage

A la tendre marée

 

Puis elle est seule la gosse

Elles ontt grossi ses bosses

Elle cache ses genoux

 

Boit dans la porcelaine

Et met des bas de laine

Car elle a froid partout

 

Elle se teint quelques mèches

De cheveux qui l’empêchent 

De mentir sur le temps

 

Donner par la couleur

L’illusion à son  coeur 

Qu’il a repris vingt ans

 

Et la voilà la gosse

Qui n’est plus que plaies et bosses

Qui plie sur ses genoux

 

Fragile porcelaine

Qui pelote la laine

Auprès d’un vieux matou

 

Qui caresse une mèche

Du bout de ses doigts rêches

D’un petit bout de chou

 

Et la rend toute fière 

D’en être la grand-mère

Elle caresse le cou

 

De cette porcelaine

Tendre comme la laine

Qui dort dans son doudou

 

Paroles et musique: Jean-Michel Piton